z r HISTOIRE
Hipparque. Martethon étoit prêtre de Diospolis. Son ouvrageest dédié à un Ptolémée. Weidler Sc Gronovius pensent quec’étoit à Pcoléméc Philadelphe. La chose même seroit démomtrée, puisqu il ne cite ni Ptolémée l’astronôme, ni Hipparque,st l’envie que ces prêtres d’Egypte dévoient porter aux philo-sophes d’Alexandrie, ne faisoit pas croire qu’il pouvoit avoiraffecté de ne les point citer. L’ouvrage même de Manethonest peut-être une espece de combat qu’il a voulu livrer à laphilosophie naissante. Mais puisqu’il dit lui-même ailleurs (a)qu’il a consulté les colonnes de Thauth, st au lieu des rêveriesastrologiques, dont son livre est composé , il nous eût donnél’extrait de tout ce qu’il y avoit Gastronomique , fur cescolonnes , nous aurions des monumens précieux de la plushaute antiquité : il auroit rendu service à l’astronomie.
§. XXIII.
Eratosthenes , successeur d’Aristarque dans l’école d 1 Ale-xandrie, naquit à Cyrene, la premiere année de la i 16 e olym-piade, r y 6 ans avant I. C. : justement célébré par des travauxutiles & glorieux à l’astronomie , il fut instruit dans la philo-sophie par Ariston de Chio, dans la grammaire par LysimaqueCirenéen, dans la poésie par Callimaque ; car les philosophesde ce te m s dévoient être encore poètes. Les institutions anti-ques s’étoient conservées, Se la poésie, que nous appelons lelangage des dieux, étoit jadis la langue consacrée aux mer-veilles de la nature.
Ptolémée Evergetes appela Eratosthenes à Alexandrie, où .ilfut chargé du foin de la bibliothèque, jusqu’au cinquièmedes Ptolémées surnommé Epiphanes ( h ). On dit qu’il fut
(a) Euseb , in chronico , Lib. 1, -p. 6, {b) Suidas.
yí'cidlcr , p. i S. Radier, Hist, astr. p. i} i.
inventeur