DE GASTRONOMIE MODERNE. 'z Zl’ìnventeur des Atmilles, ou du moins que ce fut en fa faveurLc pour lui faciliter les observations, que Ptolémée Evergetefit placer ces instrumens dans l'observatoire d Alexandrie (a).Mais nous avons fait voir que ces instrumens, deja connusdans cette ville , font infiniment plus anciens [b). Eratosthenesles avoit peut-être perfectionnés. Ptolémée en fit construirefans doute de plus grands & de plus exacts, & 1 astronome ,en dirigeant utilement la magnificence du Prince , préparales succès d’Hipparque.
§. XXI V.
C’est avec ces instrumens qu’Eratosthenes entreprit de mesure r Tohliquité de récliptique ; ou plutôt le double de cetteobliquité , c’est-à-dire , la distance des deux tropiques. Son.observation est authentique & précieuse. Elle ne laiste de douteque celui qui peut naître de Terreur des observations (c). Quoi-qu’il nous reste peu de détails fur ces tems, encore anciens rela-tivement à nous , nous y voyons cependant ce que nous avonsinutilement cherché dans TInde & dans la Chaldée , c’est-a-dire, un développement fucceffif, une marche constante versun but , des progrès enchaînés , &c des idées liées par la pa-renté avec celles qui les précédent, & avec celles qui les sui-vent. Nous n’avons aucune connoistance absolue des chosesde la nature. Le froid, la chaleur , la lumière , la couleur,la dureté, la grandeur, la force , le mouvement, toutes cesqualités des êtres matériels ne font que des rapports. Noussavons feulement que T un est plus grand, ou se meut plus vîteque Pautre. C’est en rapprochant , c’est en comparant ces
(b) Aftron. aile. Liv. II.
(c) Eclaire. Liv, I, §. ao.
E
(a) Ptolémée Almag. Lib. I, c. II.'■Jí'eìdlcr , p. i }i.
Tome I.