DE L’ASTRO N O MI E MODERNE. z ?Cette observation seroit cntiercment précieuse, si elle étoitexacte , ou du moins si on connoiffoit la limite de son ei-reur. (a). Les partisans de la diminution de l’obliquité de l’éclip-tique s’appuient de son authenticité, les adversaires de cetteopinion argumentent fur l'incertitude d’une observation faiteavec des instrumens , peut-être assez grossièrement fabriques ,
Sc certainement dénués des inventions qui fondent 1 exactitudemoderne. Nous discuterons amplement dans nos éclaircisse-mens cette question de l’exactitude des instrumens ançiens, Scnous nous bornerons à en donner ici le résultat, qui est quedans ces commencemens de l’astronomie moderne, une obser-vation bien faite ne pouvoit pas être assujettie à une erreur deplus de cinq minutes {ò). II paroît donc constant qu’au íiecle id’Eratosthcnes l’obliquité de l’écliptique écoic au moins de x 3 0
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§. XXV.
IdxL autre entreprise plus extraordinaire, plus délicate ôcplus difficile que la détermination de l'obliquité de l’éclipti-que , fut celle de la mesure de la terre. Elle a immortaliséEratosthenes , quoique les modernes , em la comparant a leursmesures , LL en se trompant sur dévaluation des stades , sapentcru fort éloignée de la vérité. Nous traiterons de dévaluationde ce stade, dans le quatrième livre, ou nous réunirons les effortsde l’industrie éc les travaux des anciens pour la mesure de laterre. Mais on retrouve ici la fuite des progrès enchaînés quenous avons déjà montrés. Aristarque avoit estimé le rapport dela distance de la lune à celle du soleil. Il savoir, ou par la tra-dition d’une connoissance plus ancienne, ou par une observation
- ^ & 10 ,
(a) Eclaire. Liv. I, h.
(b) Eclaircissemens r ibid.
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