3 & , HISTOIRE
dont les détails ne nous font poinc parvenus, que la distancede la lune à la terre étoit égale à 5 6 demi-diamètres de notreglobe. Ces grandeurs, entre lesquelles Phomme étahliíïoit desrapports, lui étoient tout-à-fait inconnues. II ne connoît quece qu’ií a vu de ses yeux , ou touché de fa main. II falloit doncramener ces grandes mesures à des mesures qui lui fustent plusfamilières , à des intervalles qu’il eût parcourus ; tels que lestade , la coudée, qui lui fervoient alors à déterminer la lon-gueur des chemins &C des distances dans les lieux de son habi-tation. Le sein du globe est inaccessible pour en mesurer lediamètre ; mais le rapport approché de ce diamètre à la cir-conférence , connu par la géométrie, réduifoit la difficulté àcelle de la mesure de cette circonférence ; alors les rapportsde toutes ces grandeurs étoient connus les uns par les autres,La distance du soleil par celle de la lune; celle-ci par retenduedu diamètre du globe; & ce diamètre déterminé par la circon-férence, dès quelle feroit mesurée. Ce n’étoit pas la premiersfois qu’on avoir tenté de mesurer la terre ; les anciens Chal-déens Pavoient fait par une forte d’estimation (a). Nous avonsdit que dans des te ms plus anciens , le peuple qui perfectionnales sciences dans PÁsie , étoit parvenu à une déterminationfort exacte (b). C’est cc que nous développerons avec détail, Hpar des preuves affez fortes dans la fuite de cet ouvrage (c)..
Pline (d) parle d’un certain géomètre nommé Dyoniíïodore,qui fit placer dans son tombeau, une lettre écrite en son nomà ceux qui vivroient après lui, où il affirmoit que de fa der-niere demeure étant descendu jufqu’au centre de la terre , ilavoir trouvé la distance d : e 42 000 stades : ce que Pline appelleun exemple de la vanité grecque. De ce rayon de da terre on
(--) Astr. anc. Liv. V, §. i\b) Ibìd. LLt. ÎII, §. 1 J.
(c) Insrd , Liv. IV.(-r) Liv, II, c. ISL.