DE L’A STB. ON O M ï E MODERNE. s 5produit d’une métaphysique, profonde, cachée dans iz simplicitédes opérations.
§. I v.
Ce bâton prolongé par 1c rayon visuel , suffit pour attJndtcim objet simple -, mais lorsque cet objet est double , ou lorsquel’objet a quelque étendue , il ne suffit plus pour embrasser kdistance ou la grandeur. 11 faut un instrument a doubles bran-ches , pour saisir ces distances & ces grandeurs , comme parune espece de pince. En décrivant des inventions nobles, nousnous servons d’un exemple, peut-être un peu vulgaire; mais sil’on ennoblit les petites choies par de grandes comparaisons »les choses élevées Le difficiles font éclaircies par des exemplesfamiliers. On imita ce qui se passe dans l’œil, où les rayonsvisuels partis de deux objets séparés, viennent aboutir, enformant un angle d’autant plus grand que la distance réci-proque de ces objets est plus grande. On avoir déjà fait usaged’un rayon visuel, en inventant l’alidade , on vit qu’il falloiremployer deux rayons, &C unir deux alidades par l’une dè leursextrémités. On pointa vers les deux objets , en dirigeant lavue successivement le long, des deux réglés, & leur écartementfut la mesure de la distance : mais ici fe préfentoient des me-sures d’une espece nouvelle & inconnue. On a toujours mesuréchaque étendue par une étendue , analogue ; les lignes , leslongueurs, les chemins par des lignes droites d’une longueurconvenue ; les surfaces par des carrés ; les solides pesans pardes cubes ou par des poids. Chaque étendue a son modulefixe & déterminé par les conventions : ici la mesure étoit unangle. Comment établir, la quantité de cet angle , Lc lorsqueles quantités íbnt différentes , comment en déterminer îérapport ? Qu’on fe représente les tems,. où la géométrie n’etois.