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Tome premier.
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5 S HISTOIRE

pas née, 'où les hommes ne s’étoient pas accoutumés à consi-dérer les propriétés des figures , on sentira combien on dûtêtre embarrassé de ces difficultés ; combien il fallut de géniepour les résoudre. On y parvint par une fuite d’idées, d’in-ventions, difficiles parce qu’elles sont les premières , & subli-mes parce qu’elles font simples. .La simplicité est encoreaujourd’hui le mérite suprême des inventions nouvelles ; c’estle partage des esprits supérieurs : on n*y parvient qu’après desessais , des complications ingénieuses , préliminaires souventindispensables de la simplicité ; & par ce qu’elle coûte d’efforts,aujourd’ui que la lumière est grande & universelle , que lesarts font frétés, que les esprits fe communiquent & s’éclairent,on peut juger de ce qu’elle a coûté, lorsque les arts isolés com-mençoient avec la lumière, & que le génie, solitaire au milieude la foule des hommes grossiers , existoit seul contre lesdifficultés.

On examina le nouvel instrument, on en étudia le jeu. Ostvit que pour des astres plus distans , il falloit éloigner davan-tage les deux réglés par un mouvement de rotation fur l’extré-mité qui leur étoit commune. On acheva la révolution entiersautour de ce centre; & l’on connut que cette révolution deve-noìt une mesure fixe & invariable. Quelle que fût la distance,grande ou petite des astres, i’intervalle des deux réglés étoittoujours une fraction de la révolution entiere; il étoit toujourspossible d’en assigner îe rapport. On y parvint en rendant lesdeux réglés égales, & en représentant par un cercle de boisou de métal le chemin que décrivoit l’extrémité de la réglémobile. Cette circonférence ^divisée en degrés donna les frac-tions mêmes du cercle , & toutes les distances furent mesura-bles. Voilà fans doute l’origine du cercle ; voilà fans doute

encore la source du préjugé si profondément enraciné chez

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