66 HISTOIRE
l’jnégalité des heures , il faîloit faire tomber Peau inégaíe-jnent, avec plus ou moins d’abondance. Ces deux cônes étoientarrondis avec tant de ressemblance , qu’en les mettant l’undans l’autre , ils se joignoient parfaitement. Le cône creuxavoit des dimensions telles , quêtant rempli d’eau, il íe vidoitentierement dans la durée du plus court jour d’hiver. Sa lon-gueur étoit partagée en douze parties , & l’abaiffement de Peaumarquoit les heures ; ou bien peut-être í’eau, tombée ôí reçuedans un vase, indiquoit les divisions égales du jour par ses-différentes hauteurs. Lorsque les jours grandiffoient 8c que le&heures dev en oient plus longues, on introduisoit le cône solide,,Sí suivant qu’il étoit moins ou plus avancé dans le cône creux ^Peau paffoit avec plus ou moins de facilité ; il falloit plus derems pour écouler la même quantité d’eau ÔC les, parties ditjour, ou les heures devenoîent plus longues. Le cône solideétoit porté par une réglé graduée, qui montroit de combien ildevoir être enfoncé ou retiré , suivant la longueur des jours.Cette construction est simple , même grossière. Une pareillemachine devoir être difficile à exécuter , en lui supposant lamoindre exactitude. L’échellc graduée sur-tout demandoit uneprécision dont les anciens n’ont pas été d’abord capables ;mais on la perfectionna successivement, & quelqu’imparfaite;qu’elle fut , nous ne pouvons douter que cette horloge ne;montrât l’inégalité des heures d’une maniéré satisfaisante. Nous.devons croire qu’elle n’avoit point de ces erreurs considérables,,,qui auroient empêché qu’on n’en fît aucun usage. Le foin,que Vitruve prend de la décrire prouve qu’on s’en étoit servilong-tems, &c qu’on s’en servoit peut-être encore de son temschez les gens peu opulens, qui n’étoient pas en état de payerune plus grande exactitude. Imaginons combien il a salind’essais „ de foins, d’expériences répétées ôc suivies, au moins