DE L’ASTHONOMIE MODERNE. ft
La quatrième cfpece que nous croyons la derniere inventée,parce qu’elie suppose plus de connoissanòes, étoit appelée ana*phorique. On traioit fur le cadran la projection des cercles (fig. 6.)de la sphère : les difFérens parallèles du soleil y etoient deciits.La partie diurne &C la partie nocturne de ces parallèles étoicnCchacune divisées en douze parties par les cercles horaires. Unclou, à tête représentoit le soleil, que l'on pouvoic placer chaquejour dans le degré de ^écliptique, où il étoit réellement. Ceclou mis en mouvement par la chiite de l’eau , décrivoit leparallèle du soleil Ôc montroit les heures. On voit que cettehorloge appartient à un íìecle plus éclairé que les premieres»Elle exige des tables du mouvement du soleil : elle supposeconnue la méthode des projections. Elle est donc d’une darepostérieure à cette méthode ôc à Hypparque , qui le premierdonna des tables du mouvement du soleil. Sans doute cetastronome lui-même, ou du moins les artistes de son tems scsont empresses d’appliquer ces nouvelles connoissances à Im-perfection des horloges»
§. XVI I.
Les clepsidres ont été en usage dans tonte l’Ásie (a ), à lLChine, dans Tlnde, fans doute dans la Chaldée , dans TEgypte,,dans la Grece où Platon les introduisit ; César les trouva mêmeen Angleterre , lorsqu’il y porta ses armes. Cet instrumentnouveau lui donna lieu d’observer que les nuits de ce climatétoien-t plus courtes que celles d’Italic. Les cadrans au soleiln’ont pas été d’un usage si général. On ne voit des traces decette invention que chez les Chaldéens Le chez les Juifs qui
{a) Dans un triomphe de Pompée *on porta parmi les dépouilles de l’Orient,tine horloge oui étoit dans une bo'ête tìíïue
de perles. Pline, Lîbr. XXXTU , cap. p.Mém. de l’Acad.. des Infcrip. Tom. XX S .
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