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Tome premier.
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1 % HISTOIRE

les reçurent de Babylone (a). C’est de là fans doute qu’ìl paíïerentdans la Grece , dans l’Egypte & dans Rome. Vitruve nousapprend (b) que les anciens avoient plusieurs sortes de cadrans;savoir l’ hémicycle, le scaphé ou hémisphère, le disque, Yaranea,le projiahijtoroumena , le prospanclima 3 le pelecinon , le cône,le carquois , le gonarque, Yangonate, Sc Y antiborée. Un si grandnombre de cadrans d’especes différentes indique un art cultivéSc approfondi. Ainsi nous en pouvons conclure que la gnomo-nique. non seulement n’a pas été inconnue aux anciens, maisque peut - être ne nous le cédoient - ils pas en cette matière.Toutes ces eonnoiffances, rapportées dans l’ouvrage de Vitruve,n’appartiennent pas aux Romains dont le génie n’étoit pointtourné vers les arts ni les sciences A peine connoissoient-ilsles cadrans solaires trois siécles avant J. C., & à l’époqueou nous sommes maintenant. Ils n’ont jamais affez cultivéles mathématiques, ils n’ont pas eu un mathématicien assezcélébré, pour faire penser que ces progrès, Sc cette perfec-tion de la gnomonique soient leur ouvrage. D’ailleurs Vitruvepn parle d’une maniéré trop superficielle , pour ne pas croirequ’il parle de eonnoiffances étrangères , qui ne lui étoientpas familières à lui-même. Nous les plaçons ici , parce quen’étant point l’ouyrage des Romains, ils ont dû les apporterd’Egypte , oh elles ont été , dans l’éçoie d’Alexandrie , sinoninventées , du moins perfectionnées.

L’ hémicycle , inventé par Bérose, comme nous lavons déjàdit (c ), étoit hémisphérique Sc creusé dans un carré, de ma-iiiere que le grand cercle de cette demi - sphère fût perpendicu-*jaire au plan de i’équateur. Nous n’en dirons pas davantage ;lg texte de Vitruve est affez obscur , & M. Perrault l’eít.

(<i.) Astron. anc. Liy. V, §. 10. t (c) Astronomie anc. Eclaircis. Liv. IV «

(h] Arthit'Liè. 1 %, c* s- H*

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