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Tome premier.
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HISTOIRE

même incroyable ; on dit qu’il chercha la parallaxe de la lutt§par celle du soleil. En effet comme Aristarque avoit assigné serapport des distances de ces deux astres, dès qu’une des parai'laxes auroit été connue, il pouvoît en conclure faune. Maismalgré le témoignage de Ptolémée (U), nous doutons qu’Hyp-parque , restaurateur de Gastronomie, ait été capable de cettenconséquence.

i Ces distances du soleil sent quatorze ou quinze sois pluspetites que celles d’Eratosthenes, Sc s’éloignent d’autant plusde la vérité. C’est une preuve qu’Eratosthenes n’avoit donnecette distance au soleil que d’après quelque tradition ancienne.Les restes de l'affronomie primitive ressembloient plus alors udes erreurs populaires qu’à des résultats fondés fur des obser-vations. Hipparque ne crut pas devoir adopter ces résultats »Sc ne s’en rapporta qu'à ce qu’il avoit déterminé , ou dumoins examiné lui - même.

§. x x i r.

Cependant cet astronome , tout habile qu’il étroit, s’arrêtaâ la théorie du soleil Sc de la lune ; il n’osa point aller au-delà Sc toucher à celle des cinq planètes : elle lui parut trop'difficile , d abord parce qu'il n’y avoit pas longtems qu’ onavoit commencé à les observer {b-) ; ensuite parce que leu k

(à) Alroag; Lib. V, c. m.

(A) Almag. Lib. IX, cap. io. QuandPtolémée dit qu’il n’y avoit pas long-tenusqu’on avoit commencé à observer les pla^netes § cela doit s’entendre feulement deleur lieu rapporté à l’écliptique ; car Ptolé-mée dit expressément que les anciens, SCces anciens font its anciens Orientaux &les Chaldéens, obfervoient les stations & lesapparitions des planètes : mais ces observa-tions peut-être décrites avec peu dé foin, dansleurs régistreSj fum d’ailleurs difficiles à faire.

& incertaines par elles-mêmes. La-venta*ble durée.des stations est presque impossibleà - fixer exactement, à cause de la lenteurdu mouvement qui les précede & qui l eSifuit. L’appatition des -planètes le matin ,lorsquellas s’échappent. des rayons- du so-leil , est assujettie à l’lncettltude d'un oUde plufieurs jours, soit par les mauvaistems , soit même par les vapeurs de l’ho-rizon , soit enfin par une vue moinsbonne, ou par le défaut d’attentioa Sí d’#**stdyicé.