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Tome premier.
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DE L’ASTRONOMIE MODERNE. iotmouvement étant bien plus lent que celui de la lune, il nes’écoule qu un petit nombre de révolutions en beaucoup d'an-aées , Terreur de l’observation est moins partagée , 6e la duréede la révolution d’autant moins exactement connue.

Une autre difficulté se présentoir encore dans T examen dumouvement des planètes j c’étoient les deux inégalités que lesanciens croyoient y appercevoir. L’une est celle qui produit leursstations 6c leurs rétrogradations ; elle n'est qu’apparente : 1 autreaffectoit leur mouvement dans le zodiaque, qui paroiíïoit tantôtplus lent,tantôt plus rapide; cette inégalité est propre à la planète*C’est en conséquence de ces deux inégalités , que les anciensétablirent deux révolutions de chaque planète , Tune a l’ëgarddu soleil , T autre à l’égard du zodiaque. Hypparque , quePtolémée appelle Vami de la vérité , se voyant dénué dobser-vations qui fussent en même tems & anciennes & exactes,désespéra de pouvoir ramener ces apparences singulières aumouvement circulaire 6c uniforme , comme il avoir fait pourle soleil 6c pour la lune. II s'est contenté de rassembler lesanciennes observations, d’en faire lui-même de meilleurespour instruire la postérité , 6c de montrer que les phénomènesne cadroient point avec les sapppjitions des mathématiciens deson tems 3 (nous ignorons quelles croient ces suppositions). IIL pensé qu’il n’y en avoit point qui pussent représenter ladouble inégalité. II paroissoit assez simple qu’íïypparque ,ayant satisfait à Tinégalité du soleil par un épicycle ou par unexcentrique, imaginât de représenter les deux inégalités , enunissant un épicycle avec un excentrique. Le passage fembloitfacile; mais cette conciliation étoit réservée à Ptolémée. Rienn est plus commun dans Thistoire des sciences , que de voirdes pense es simples , qui ne font même que des conséquences,,échapper- aux plus grands hommes. S’il n’y avoit point de