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Tome premier.
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ii î HISTOIRE

changement dans les climats, dans leur fertilité Sc dans‘frtempérature de l’air. Mais ce qui distingue les climats, ce quifait varier la chaleur & la fertilité de la terre, c’est la présenceplus ou moins longue du soleil : cette présence dépend de l’in-clinai son de la sphère fur l’horizon , &de l’obliquité de Téclip-tique. Tant que ces choses ne changeront pas, du moins sensi-blement , la fertilité des climats fera la même, en supposantque la terre ne s’épuife pas par la production. C’est ainsi queles grands hommes instruisent ; ils parlent, on ne les entendpas ; les ombres restent après la naissance du jour, ôc un longcrépuscule précede la lumière générale.

§. XXXII.

HyppARQUE transporta dans la géographie le plan qu’ilavoit suivi dans l’astronomie ; & comme il avoit rapporté lespositions èc les mouvemens de tous les astres aux cercles fixesde la fphere , il pensa que la géographie devoir rapporter ïféquateur terrestre la position des lieux fur la surface de laterre (a). Avant lui, les anciens ne paroissoient s’être occupé?que de connoître la distance à l’équateur; ils y parvinrent, etfobservant par leurs gnomons la longueur de sombre, le jouide l’équinoxe (i):i!s avoient remarqué que cette longueur dei’ombre varioit en s’éloignant de l’équateur, &C qu’elle croissoiijufqu’au pôle. C’étoit la méthode des anciens Indiens , de§Chinois & de toute PAlie ; les Grecs í’avoient prise chez euX*Ils difoient que le jour de l’équinoxe , la longueur de l'ombreétoit à la hauteur du gnomon à Rome comme 8 à 5, à Ale-xandrie comme 3 à 5, à Athènes comme 3 à 4, à Rhode?

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(«) Strabon , Gcog. Lìb, I, ( b) Astion, anc. p. 111.

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