de L’ASTRONOMIE MODERNE. 11 sdu monde, en allant de l’est à i’ouest , & cela à raison dequatre minutes de tems pour un degré de longitude, & d’unelieure pour quinze degrés , puisque par la révolution diurneles 3 6 o° de 1 equateur passent au méridien dans un jour devingt - quatre heures. De deux méridiens éloignés de io°; leplus oriental compte midi, Sc par conséquent toutes les heuies4 Q 7 avant l’autre. II en résulte qu u n phénomène celeste, telqu’une éclipse de lune , qui est apperçue comme un signal ,dans le même instant, sur toutes les parties de la terre ou lalune est alors vistble, arrive cependant, selon les pays , a dis*sérentes heures. Donc, si dans l’un on a compté 40 de plusque dans l’autre, on en conclura qu’il est plus oriental, c’est-à-dire , que la différence de longitude est de 1 o° vers lest.Cette méthode , pratiquée avec tant de succès par notreastronomie moderne, est le principe de toutes les autres,qui ont pour objet de déterminer les longitudes terrestres parl’observation des, phénomènes célestes. II falloit beaucoup degénie pour lier ainsi la géographie à Pastronomie, Sc pour fairçdépendre la connoiffance de la terre de celle du ciel.
§. XXXIV.
Les calculs nombreux, ou tant dc travaux engagerent celaborieux astronome, dit M. de Montucla {a ), firent naîtreentre ses mains la trigonométrie, soit reétiligne, soit sphérique;c’est la science de la mesure Sc du calcul des triangles. Untriangle est composé de trois angles Sc de trois cotés : engénéral, si trois de ces choses font données, on connoît patïe calcul les trois autres ; avec cette exception que si cescotés font des lignes droites, il faut que dans ces trois choses
Histoire des Mathématiques, Tome I, p. 175.