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Tome premier.
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DE L’ASTRONOMIE MODERNE. 13s«louvemens successifs LL nécessaires; le matérialisme, en un mot,«st la base & la source de l’astrologie philosophique.

§. X L V I I I.

Cicéron a beau dire que plusieurs astronomes célébrés dèion tems déposoient de la fausseté de cet art {a)\ ces astrono-mes célébrés , Ârchelaiis , Cassandre , Scylax d’Halicarnasse »& Panœtius , font peu connus ; leur témoignage ne peutbalancer celui de Geminus. On peut en inférer que Cicéronib moquoit de l’astrologie comme il railloit les Augures. Mais1® peuple étoit entierement livré au prestige de cette scienceprétendue ; 8 c on peut «'assurer même que les bons espritscroient partagés , quand on voir que Séneque y croyoit, 8Cque Cicéron avoit pour amis les deux astrologues les plusfameux de son tems, L. Taruntius Firmanus & P. NigidiusFigulus.

Les astrologues se proposoient non seulement de découvrirpar Pinspedion des astres, au moment de la naissance d un,homme, tous les événemens de fa vie ; mais encore le pro-blème inverse de déterminer l’instant de la naissance par l’exa-stien des événemens de la vie. Cette maniéré de procederprouve bien que l’astrologie étoit fille d'une science réelle ,puisqu’elle en conservoit la marche dans ses égaremens. Lesastrologues cherchoient fans doute par leurs réglés trompeusesquels aspects avoient entraîné telle destinée, &c ensuite ils cal-«uloient par l’astronomie le jour & Pinstant, où ces aspectsa voient eu lieu. Plutarque(^) raconte que Varron demanda àFirmanus de calculer le jour de la naissance de Romulus parhs faits de fa vie , consignés dans Phistoire ou dans la tradition

§

sc) De Divinat. II, 41,

Tome /.

(á ) Romulus, $. é.