rz5 HISTOIRE
dû'voir que la plupart de ces signes n’ont pas plus de rapportque les étoiles aux choses qu’on vouloir leur faire annoncer.Ces signes font absolument les effets de ce qu’on nommehasard 3 c’est-à-dire , d’un enchaînement de causes si compli-quées , que l’éternel fabricateur de l’univers peut seul en apper-çevoir la liaison 6c l’influence éloignée. Le lever &c le coucherdes étoiles est du moins périodique &c réglé, comme doiventl’être les intempéries des saisons, quoiqu’on ignore la périodede leurs retours,
§. X L V I I.
Ce long passage de Geminus prouve que si les philosophesétoient plus éclairés que le peuple fur l’astrologie, ils n’étoiçntpourtant pas absolument dégagés de ses erreurs ; mais ce quiest remarquable , c’est que , tandis que le peuple croyoit auxinfluences, comme plus 1 en si blés & plus faciles à concevoir,les philosophes , Geminus , Séneque , pensoient (a) que lesintempéries des faisons & les événemens de la vie pou voientêtre annoncés par les phénomènes célestes & par certainseffets naturels. Ces phénomènes n’étoient que des signes con-tingens; ils ne devenoient des annonces que par une correspon-dance nécessaire entre tous les événemens du monde. C’estparcs que tout sembloit lié , qu’on croyoit que tout pouvoitêtre prédit. Les principes de Geminus nous ramènent à l’idéeque nous avons établie dans le discours fur l’astrologie; cetteidée en est la conclusion naturelle. Des causes occultes & mé-caniques fondoient l’astrologie du peuple : le système qui nevoit dans l’univers qu’un être animé , vivant & fe mouvantdans toutes fes parties ; le système qui produit tout par des
(«) Geminus , in UranoL C» XIV- p. S S* Séuequç - de ÇçnsoL ad Marciam y c. 18 .
jnouveraens
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