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Tome premier.
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14 6 HISTOIRE

stades diíFérens dans l’antiquité, ne doivent pas plus étonnesque les milles d’Angîeterfe , d’Allemagne 8c d’Italie ., qui dif-fèrent tous les uns des autres. On n’a rien de bien précis furees stades , parce qu’on a voulu trouver leurs valeurs dans lesmesures des Grecs Sc des Romains. On cherchoit des traits .originaux dans des copies défigurées; les Grecs Sc les Romainsfont modernes. C’est dans l'Egypte, 8c surtout dans l’Asie qu’iífaut aller puiser l’esprit de tout ce qui est antique : c’est-là queles institutions primitives, ou du moins très-anciennes,, ontsouffert le moins d’altération.

tz. III.

Les Perses 8c les Arabes avoient deux coudées , l’une sub-divisée en r4 doigts , 8c l’autre en z z (a); ces deux coudéesétoient donc dans le rapport de 3 à 4 : fur le nilomètre duCaire, où se mesurent les accroiífemens du Nil, on trouveaujourd’hui une coudée, laquelle mesurée avec précision , estde z o pouces st 4 st de notre pied de Roi (B). Le savant Frereca montré que cette coudée n’avoit point changé depuis ungrand nombre de siécles, 8c qu’elle remontoir en Egypte au-delà de Sésostris {c). Voilà donc une ancienne mesure. A t’égarddes stades , le mieux connu , le mieux établi, est le stade ale-xandrin. M. le Roy, de l’Académie des Inscriptions &c Belles-Lettres , en a déterminé l’étendue de i 14 st toises dans sonbel ouvrage des ruines de la Grece ; il a soupçonné que cestade étoit celui dont on s’est servi pour mesurer la terreSc en rappliquant aux 18 0000 stades de Ptolémée, M. le Roytuouve une détermination très-exacte de la circonférence de

(a) Golius ai Alferg-an■ p. 74. ( c ) Mémoires de l’Acad. des Inscris»

M. le Roy, Ruines de ia Grece, p. ^4. Tom. XXIY, p. 465.