DE L’ASTRONOMIE MODERNE. 14?la terre (a). Mais cette exactitude même a fourni des armespour combattre son opinion; comme fi nous étions tou-jours en état de juger les anciens , on lui a objecté qu’ilsn’avoient pu atteindre à cette exactitude. Ce que M. -le Roy asoupçonné est cependant une vérité. Nous allons le démontrer.
Ptolémée donne à la circonférence de la terre 180000stades; il paroît que Marin de Tyr, géographe à peu prèscontemporain de Ptolémée , lui donnoit la même étendue (b).Comme ils ne se disent point les auteurs de cette mesure, nousavons droit de croire qu’elle est plus ancienne qu’eux. En cnparlant ici , nous n’anticipons point fur Tordre des tems.Abulfeda, qui pouvoit avoir fur Ptolémée des notions qui fontperdues , nous apprend que , suivant cet astronome , le degrécontenoit 66 ^ milles (c) , fans que ni les uns ni les autresayent spécifié la valeur de ces stades , non plus que de cesmilles.
Nous avons trouvé dans un ouvrage astronomique de ShahCholgius, traduit 8 c publié à Londres par Gréaves en 1 6 5 1 {d) yque la circonférence de la terre est de 8000 parafanges ; cha-que parafange étant de 3 milles , chaque mille de 3000 cou-dées , chaque coudée de 3 z doigts (e). Or les Persans modernesont tout pris de Ptolémée. Tous les élémens de l’ouvrage deShah Cholgius font copiés de PAlmageíte. On ne trouve nullepart que les Persans ayent mesuré la circonférence de la terre.One pareille opération n’est cependant point de celles qu’on
(a) M. le Roy, ruines de la Grece, f. 5í*(4) Ptolémée, Géog, Lìb. I, c. S.
®úccioli, Almag. Tome I, p. XL.
( c ) Abulfeda, Geog. ìn Proleg •
?-? 5 - ,
' e ) L'auteur se sert du mot aune an heuoc celui de coudée. Mais il est clair qu’il
confond l’aune avec la coudée ; i °, parceque la division est la même : i°. parce quenous voyons que Proclus en fait autant ;car dans ses hypothèses, p. j?7> il dit quele dioptra d’Hypparque est de quaire aunes ,& p. 598, il dit qu’il ne devoir pas êtremoindre de quatre coudées.
moindre de quatre coudées,