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la terre , est arrivée enfin à fie familiariser avec elle-même ; s®perfectibilité â produit ces sentimens d’humanité Sc d’amour,qui tendent à rapprocher tous les hommes , Sc à ne montrerfur le globe qu’un peuple de frétés. Les idées de société géné-rale , de cofmopolifme , font des idées très-modcrnes ; auíîifont-elles peu répandues, & n’ont-elles germé que dans lesâmes douces Sc dans les têtes philosophiques. D’ailleursque pourroit - on conclure de ces communications ? Jamaiselles n’ont été fi ouvertes , les peuples fi réunis qu’ils le fontaujourd’hui dans l’Europe par le commerce , les arts Sc lessciences ; cependant les lieues , Sc en général toutes les me-sures de ces peuples font différentes : elles n’ont point d’unité,à laquelle on puisse également les rapporter ; elles ne présen-tent point un système, semblable à celui que nous venons dedévelopper ; Sc ce système est un grand caractère, qui annoncel’unité d’invention. Ou cherche depuis long- tems, fans avoirpu y réussir, les moyens d’établir en France une mesure com-mune. Combien ne saudroit-il pas de fiecles pour que cettemesure devînt commune à l’Europe entiere ! Quelle supério-rité n'auroit pas le peuple, de qui les autres recevroient cettemesure!
On n’exige pas que nous détaillions comment ces bellesinstitutions ont été faites, comment leurs débris ont été dis-persés. Eloignés de ces révolutions par un long intervalle detems, nous ne pourrions faire qu’un roman; nous cherchons àétablir des vérités. Peut-être dans les tems, ou feulement unepetite partie de la terre étoit policée, le reste livré à des peu-plades sauvages & brutes , a-t-on vu sortir quelques eífains »quelques colonies, ou même quelques particuliers , qui fontvenus apporter l’instruction chez ces nations groílieres, commfFohi à la Chine , Uranus chez les Atlantes , Diemschid &