r 5-5 HISTOIRE
nous peignent les premiers hommes comme une race de géans;elle s’accorde encore avec la pensée de M. de Buffon, qui voitdans les siécles reculés des hommes plus hauts & plus forts (a)-Mais une conjecture plus vraisemblable , c’eíl qu’on a ptfaggrandir la coudée pour la lier à la mesure de la terre. Les :anciens ont eu , comme nous, l’idée de rendre leurs -mesuresinvariables , en les prenant dans la nature ; & cette idée ,encore fans exécution chez nous , semble avoir été rempliepar. eux. Lorsque les Orientaux vous parient de la coudée, LLde fa subdivision en 24, ou en 3 2 doigts, ils ont attention dsdésigner une efpece de grains , Le le nombre de ces grains ,qui, placés à côté les uns des autres, déterminent l’étendued’u n doigt. Cette méthode est très - défectueuse , si, commeon n’en peut douter, les productions semblables d’un mêmefol varient en Asie comme en Europe. Nous ne parlons pas diísuccès , mais de l’objet de la méthode : Ce font des aveuglesqui ont perdu le chemin , qui le cherchent ; mais ils se sou-viennent que leurs ancêtres y ont paste. Les probabilités dé-montrent que la circonférence de la terre n’eut point contenuíì précisément 400000 stades, 8000 parasanges, 7 2000000de coudées , si ces mesures itinéraires n’avoient été réglées furJ’étendue de cette circonférence. 11 en est de même de notrelieue commune de 2283 toises, qui est contenue neuf millefois dans le contour d’un grand cercle de la terre , &C quin’auroit pas ce rapport exact, si elle n’avoit pas. été évaluéefur le pied de 2 5 au degré , 011 de 9000 pour la circonfé-rence. Mais avec quelle grandeur & quelle étendue les anciensn’avoient-ils pas rempli ce projet 1 Outre les quatre stades LLla parafange, qui , comme nous savons vu , étoient liés à la
(£) F~oyez la troisième Lettre- à M. dc Voltaire.