DE L’ASTRONOMIE MODERNE. 157Mesure de la terre , toutes les autres mesures indiquées plushaut y étoîent également enfermées par leurs rapports avecles premières. Ainsi les hommes, emportés Lc renouvelés par lesems, voyant périr comme eux les ouvrages de la nature,tandis que la terre est inébranlable & toujours vivante , ontimaginé de placer dans ses dimensions le type invariable desmesures qn'ils vouloient rendre éternelles. Un être, qui ne viestu’im moment, a Tambition de prolonger fa vie par le souvenir,êe d’éterniser ses institutions ; il veut être utile quand il ne feraplus : cet être est remplacé par d’autres, qui ont les mêmesbesoins, les mêmes désirs. Le module des mesures itinéraires2 été gravé fur les fondemens de la maison commune, pourinstruire les hôtes de tous les siécles. II suffit encore aujourd’huide mesurer un degré de la terre , pour retrouver avec exacti-tude toutes les mesures des anciens, Sc pour ressusciter le sys-tème général qui mérite notre admiration.
§. I X.
Ce. système général, cette institution des mesures démandoítque celle de la terre fut exécutée avec précision. Cette préci-sion est encore un résultat des recherches précédentes. Les cinqmesures de la terre que nous avons rapportées , font identi-ques ; elles doivent avoir eu la même erreur, ou la même exac-titude. Celle de 400000 stades, attribuée par Aristote auxanciens mathématiciens , doit être la premiere ; les autres nefont que des copies, ou des transformations. Mais si l’on admet^ système des mesures, leurs rapports, Sc notre évaluation^ es stades , à laquelle il nous paroît difficile de sc refuser »^ faudra convenir que cette mesure de la terre est d unee Xactstiide surprenante. En y appliquant le plus petit des quatre