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Tome premier.
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DE GASTRONOMIE MODERNE. î6§ssest pas à l’abri de,tout soupçon, comme nous le dironsbientôt, il paroît certain qu’il a réellement mesuré la terre :le témoignage de Cléomede, son contemporain Sc son disciple,est formel Sc décisif ; on voit même que Posiidonius y est par»venu par deux entreprises différentes. D’ailleurs le fait porteavec lui des caractères plus forts encore que ce témoignage ;des caractères qui manquoient aux inventions que nous avonâenlevées à leurs usurpateurs. Le résultat qu’on nous donne estle fruit d’une observation citée : on la présente accompagnéede détails, qui font les témoins de la vérité. L’imposture n'estpas si féconde ; elle craint, elle évite les détails qui la trahis-sent : la conscience a une voix secrette j mentir est un état degêne , d’oii l’on sort le plutôt possible. Mais du moins lemensonge doit être adroit, il ne produit pas des circonstancesqui Texposent : le récit de Posiidonius seroit mieux combinés’il n’étoit pas vrai. Ce philosophe, instruit dans l’astronomieLe dans la physique, n’y auroit rien mis contre lui. Sans douteles lumières éloignent du mensonge ; elles éclairent les formesmajestueuses de la vérité, Sc ne laissent voir que des mons-truosités autour d’elle r mais quand on ose tromper les hommes,st le génie s’ allie à l’imposture , il faut avouer que cette asso-ciation funeste 'produira des erreurs mieux fabriquées Sc plus-impénétrables.

Posiidonius s’y prit, pour mesurer la terre, à-peu-près commeavoir fait Eratosthencs. II savoir que l’éroile du navire, nomméeCanope 3 ne se levoit point pour la Grece , qu’à Rhodes elleparoiffoit à peine au bord de l’horizon,, & par la même révo-lution diurne se couchoit presque au moment même ou elle selevoit ; à Alexandrie , elle montait à 7 0 \ dans fa plus grandehauteur. Posiidonius , dit-on, en conclut que ì’arc du méridien,,conip r i s entre le zenith.de Rhodes & celui d’Alexandrie, etoic