1*4 HISTOIRE
que nous transportons à leur siecle ce qui fait honneur aitnôtre. Nous exposons les vérités que nous avons hé cou-vertes ; nous rendons la justice que nous croyons due ; noussommes aísez riches pour faire ces sacrifices. Les vérités àethéorie font peut-être toutes modernes ; elles renferment ust einfinité de découvertes qui ne parodient point renouvelées-Nous semblons avoir des titres pour une supériorité décidée-mais quand nous ne les aurions pas, nous ne louons les anti-ques habitans de la terre qu en disant qu’ils nous ont égalés-L’homme , toujours semblable à lui-même, a eu dans tous le2te m s les mêmes organes Sc la même perfectibilité ; la race quifinit a eu son printems, comme la jeunesse qui s’éleve : I eprivilège da savoir n’a-t-il pu être accordé qu’à nous ? Si noustouchons au plus haut degré de la lumière, c’est une preuvequ’il n’est point au-dessus des efforts de l’homme , c’est unSpreuve que d’autres ont pu en jouir comme nous Sc avan cnous. L’Europe voit aujourd’hui l’époque la plus brillante dessciences, qu’importe à fa gloire que cette époque ait été pré-cédée de quelqu’autre. N’est-ce pas assez pour nous si le siéclele plus éclairé ne nous a point surpassés, Sc fi nous trouvon*des égaux à peine dans un siecle de la durée du monde.
§. XIV.
Cette mesure antique , transmise par Aristote , étant abso-lument identique avec les quatre autres , Sc particulièrementavec celle qui est attribuée à Poffidonius , on pourroit crois 0que ce philosophe n’a point mesuré la terre. On pourroit ima-giner qu’il n’a fait, comme tant de Grecs ses prédécesseurs qque s'appropner les dépouilles de l’antiquité, Sc lesfous son nom, en se parant d’une gloire étrangère: mais ssià