lyo HISTOIRE
à placer Vénus & Mercure ait-dessous du Soleil, parcs qn e ’dit-íl ptífltiïie les voìt jamais opposés à cet astre, & qu’ilnaturel que lé Soleil tienne le milieu entre les planètes, q 111semblent raccompagner, & celles qui s’éloignent de lui jusqu aI 8 o degrés. II vaudfoit autant qu’il se fût déterminé par croi^òu pile, que'párCétte raison ridicule, qui d’ailleurs devoir ty 1faire jíîacer la Lune àu - dessus du Soleil. C’éroit ainsi queanciens Grecs raisonnoient ; l’astronomie, restaurée èc cultivépar eux , leur devoir ces erreurs. Pythagore plaçoit le Solfiéau centre du monde, patee que le feu,-étant la plus digne f 11 ^fiance y' devoir'avoir Ta' prëmieré- place. Ces"’causes occultes ,ces raisons vagues, ont long-téms régné fur l’éíprit des hommes;elles tenoient lieu des faits; elles ont long-tems combattuçontr’eux pour conserver leur empire usurpé.
' §. X V I I.
Il s’agissoit d’expliquer les deux révolutions & les detf*inégalités des planètes , tant à l’égard du soleil qu’à l’égard duzodiaque. Hypparque, au rapport de Ptolémée, sentit qu’api^ 5 íavoir sait faire tant de progrès à l’astronomie, il ne lui con' yvenoit pas d’entrer dans une carrière si difficile à parcourir, ;fk. d’oìi il ne sortiroit pas avec gloire- Tout cela n’est que jac-tance dans Ptolémée , quoiqu’ii tâche d’en prévenir le repr<?'che (a) ; c’est pour relever le mérite de ses hypothèses. Le discoursde Ptolémée prouve seulement que ces hypothèses lui app as 'tiennent; il n’auroit pas osé se les attribuer, puisque les ouvra'ges d’Hypparque existoient alors. II p a roi t certain qu’il trancMJe nœud de la difficulté , en unissant un épicycle St un excen'
(a) H&c diximus nçfn eJlentatiQnis caufà , & c.