DE L’ÁSTRONOMIE MODERNE. 189Mercure 6 c la Lune j toutes tournant autour de la terre. C estce qu on appelle k système- de Ptolémée ; système qui existoicCe pendant avant lui, 5e qui fut celui des Chaldéens (a). II en.convient lui-même. Telle est , dit-il (b ), l’opinion des anciensastronomes fur .la place que Mercure & Vénus occupent dansl’univcrs. Quelques modernes de. son te ms voulurent placer cesdeux planètes au-dessus du Soleil, en alléguant que si ellescroient au - dessous , le soleil en seroit quelquefois éclipsé,ïstolémée rejette cette raison , parce que la ligne , qui jointalors les centres du soleil Lc de la planète, pouvoit ne pointpasser par la terre , comme, il arrive dans la plupart des con-jonctions du Soleil Sc de la Lune. Dans toutes les nouvellesLunes , cette planète passe devant le Soleil, il y a éclipsé pourquelques points de l’efpace , s’il n’y en a point pour la terre ,c’est quelle n’est pas dans la direction. Ptolémée auroit mieuxrépondu, en disant que ces éclipses ne font p'.as vassales, acause de la petitesse de la planète obscure , qui disparort íuflc disque de lumière.
§. XVI.
Les anciens , en voulant faire tourner ces planètes autourde la terre , dévoient être fort embarrassés pour régler leurplace à l’égard du soleil : on peut dire même que le choix enétoìt indifférent.. Ceux qui les plaçoient au-dessus , & ceux,qui les plaçoient au-dessous , avoient également tort êe raisomPtolémée remarque qu’on ne peut se décider d’une manièrecc rtaine , parce qu’elles manquent de parallaxe; enfin partagéentre les Egyptiens Le les anciens astronomes , ou les Chal-ans , Ptolémée se range à l’opinion de ceux-ci, 6e se détermine
í a ) Aílroa,
auc, p. ÌJ4.
(A) Alroag. Lié. IXyC. IV