DE L’ASTUONOMÏE MODERNE, r 17de deux mois lunaires ; ce font des traces de ces annéesde deux mois, dont ont fait mention les auteurs Grecs (a): en«n mot c’est la période de do jours, qui est encore en usage àEa Chine , & qui, par son analogie avec k période de do ans,établie dans toute l’Asie, lie les Arabes à tous les peuples decette vaste partie du monde. C’est le seul titre ae fumiste, mais
d suffit pour reconnoitre la parenté.
On voit cependant que les Arabes avoient quelque égardsu mouvement du soleil. O11 trouve chez eux un mois inter-calaire appelé Nejsa [b ), qui tous les trois ans îcs rapproehoitdu cours du íoíeil. Ils commençoient le jour civil par la nuit - v c),comme tous les peuples qui se sont réglés fur la lune, Sc dontles mois se renouveloient à son apparition. Une chose remar-quable , c’est que le dernier & le premier de leurs mois etoientconsacrés à la paix. Le premier même, le mois de Muharrantiroir son nom de la défense de combattre. On ne pouvoitVenger aucune espece d’affront ; quiconque avoit un ennemietoit en sûreté pendant ces deux mois (st). Un pareil usagefait honneur au peuple qui l’a établi, Sc surtout au peuple quisait l’observer. Chez nos peuples policés, mais toujours armes,l image de la guerre trouble le repos de la paix ; il n existepoint de loi , il n’est point de tems qui force les hommes dese souvenir qu’ils font frétés. Pour nc point trop louer rst destems qui ne font pas à regretter , ni des hommes que noussurpassons en humanité comme en science, il faut dire que stk s Arabes ne violoíent pas 1a défense , ils favoient au moins1 éluder souvent , au moyen de 1 mtercalation du mois qu ilsfaifoient arbitrairement tous les trois ans (c); peut etre meme
f 2 ) Histoire áe l’astronomie ancienne,P a g-15 .8 & 597.
!é) Herbelot, p. 669.
Tome I.
(c) Alfergan , p. 3.
(d) Golius ad Alfergan 3 p J & $.
(e) Heibelot, p. 4; u
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