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Tome premier.
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D E £’ASTRONOMIE MODERNE, r t f

c ’ e st que la pláce élevs toujours l’homme, elle déployé toutce que l a nature a donné ; mais lorsque les connoissances ses°nt accumulées , le sentiment du pouvoir & de la grandeurtie íupplée ni à l’instrudion , ni au génie.

§. V L

Haroun al Raschid , ce Calife, qui a laissé une íigrande réputation dans l’Asie , donna dans le neuvième siécleà l’Europe des preuves de la perfection des arts chez leSanciens. II envoya à Charles-Magne des ambassadeurs & despréfens , parmi lesquels étoit une horloge de lé ton , d uneexécution admirable pour le rems. Mise en mouvement parune clepsidre, elle marquoit les douze heures ; 6c il y avoitautant de balles d’airain, qui tombaient fur un timbre placéau - dessous ; douze portes s'ouvroient pour donner passage àautant de cavaliers. Cette horloge indiquoit , dit - on , uneinfinité d’autres choses (a). Nous avons soupçonné {b) qu’ilne tomboit qu une de ces balles à chaque heure , & feule-ment comme un signal. Nous pensons que les cavaliers étoientajoutés pour indiquer le nombre des heures écoulées ; de ma-niéré qu’en même te m s que la balle avertissoit du momentde l’heure , les cavaliers en faisoient connoître le nombre.Ce goût des figures mouvantes a subsisté loïlg-tems en Europedans plusieurs horloges, qui font détruites aujourdhui. Lesinventions renfermées dans celle-ci démontrent que l’art étoittl 'ès - anciennement cultivé. Car les Rois peuvent créer legoût des arts ; mais dans les arts mécaniques fur - tout , la

R C S- Frm, Pip , Caroli , 6’c. ad Wcidler , p. loy.

ann,S °7.- (i)S t?P ri,Liv.n,5.i4.

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