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histoire
perfection eíl Pouvrage du tems ; & ii faut que bieníiecles ôc plusieurs génies paflent pour ajouter une perfectionnouvelle à un nombre de perfections.
§. VII.
Vers Tan 8 o o, au commencement du neuvieme siécle, fousles règnes d’Almanzor, d’Haroun al Rafchid & d’Almamon rBagdad devint le centre des connoiíTances humaines, comm eAlexandrie Pavoit été fous Ptoíémée. Mais le véritable restamra te u r de ces connoiíTances fut Almamon , fils d’Haroun tàRafchid. Il fit plus que ion pere , parce qu’il aima & cultivales sciences qu’Haroun s’étoit contenté de protéger. II cow"mença à régner Tan 8 14 de notre ère (a). Il eut pour inststtuteur Jean Mefva,‘médecin chrétien, que fort pere lui avoifdonné pour guide dans ses voyages (b) , èC KeíTaï , Persan ,qui fut toujours auprès de lui dans la plus grande faveur-Nous rapporterons Tanecdote suivante, pour montrer laniere dont le maître traitoit avec son illustre disciple. U#jour KeíTaï Te présenta à la porte de ['appartement du prince,pour lui donner leçon; le prince étoit à table avec ses amis,il écrivit fur une feuille de myrrhe un distique, dont le fen sétoit : il est un tems pour étudier , ct un tems pour fe divertir Vcelui-ci es le tems des amis , de la rose <5 du myrthe qui m’ôft'tète. KeíTaï lui répondit, fur le dos de la même feuille , pafun quatrain : st vous avie% compris Vexcellence da savoir , vottSpréféreriez sans doute le plaisir qu’il donne a celui que voU$goûtes présentement j ct s vous siviep celui qui es a votre porte')vous vous leveritz auss-tôt 3 & vous viendriez* proserné a terre)louer ct remercier Dieu de la grâce qu’il vous sait. Á1 m a m 011
tfi). Kcrbelat-,. p. 845... (b) Hiíh.des Mathémat, T. I, p- 3 4 ?*' •