O L u Astronomie moderne, m
quitta ses amis & vint au devant de son maître {a). A travers^emphase du langage oriental, on peut juger de la considé-ration, alors accordée aux sciences, par la liberte avec laquelleles savans parloient à ces souverains despotiques
§. VIII.
Ees Arabes ne font recommandabies que pour avoir été1 entrepôt des sciences , pour avoir conservé le feu sacre, quiso seroit éteint sans eux. Mais s’ils nous ont transmis lessciences j ils nous les ont sait passer à-peu-près telles qu’ils lesavoient reçues ; à peine une découverte mémorable marque-t-elle leur existence. C’est le fort des peuples qui renouent Isfil des connoissances ; lorsque îa destinée ne leur accorde pasune^tongue durée sor îa terre , ils ne peuvent que resaisir ccqu’on avoit perdu 5c n’ont pas le tenus d’aile r plus loin.L’impuliîon qu’Álmamon va donner aux Arabes, nc subsistera,naême en s’assoibliffant , qu environ deux siécles. Ce princeavoit rassemblé de toutes parts les savans à Bagdad. Un traitremarquable, Se qui sait d'autant plus d’honneur à Aimamonquil est unique dans l’histoìre , c’est qu’au sortir d’une guerreheureuse , en accordant la paix à Michel III , Empereur deConstantinople , il y mit pour condition la liberté de recueillirtous les livres de philosophie, qui se trouveroient dans laGrecc , pour les faire traduire en arabe. On haïrait moinsles conquérans, s’ils ressembloient à ce Calife. On aime à voirUn souverain tirer ce fruit du fléau de la guerre , 5c lever untribut de lumières for les vaincus. II confia 1er travail des tra-ductions aux savans qu’il avoit rassembles ; il y presidoic,l ç s éclairoit lui-même , 5c prcnoit part a leurs disputes {b,.*
C) Herbe lot, g. 360.-
(i) Abulpliaragc-, p..i 6a.