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Tome premier.
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•DE L’ASTRONOMIE MODERNE. 137

des erreurs des observations , on n y prenoit pas garde ; enconséquence remarquôit-on quelque différence entre les obser-vations passées & présentes, Í1 n en coûtoit rien d’imaginer unnouveau mouvement & une nouvelle hypothèse. C’est ce quefit Arzachel. II donna à l’apogée du soleil un mouvementLbratoire, semblable à celui que Thebith avoir donné à l’équi-noxe. II crut remarquer également un changement dans 1 ex-centricité , Sc pour expliquer ces deux variations prétendues ,fi fit mouvoir le centre de l’orbite excentrique du soleil surun petit cercle , ce qui rendoit l’excentricité plus ou moinsgrande ( a ). Ces erreurs accumulées prépaient le régné de laVérité • on augmentoit l’abíurdité du svstême de Ptolemec, 5 cCes nouveaux défauts en hâtoient la ruine.

§. x x.

Álhazen , au onzième íiecíe, s’est fait connoître par u Mtraité d’optique en sept livres : c’est le seul ouvragé d optiqueUn peu ancien, qui nous ait été conservé. Nous avons dit qu ilavoir pu contribuer à la perte de celui de Ptolemee. Cet ou-vrage renferme des choses remarquables. Álbazen y développesles effets de la réfraction, avec plus d’étendue qu on n avoit faitjufqn’à lui. Le rayon de lumière , courbé en entrant dans notreatmosphère, éleve les astres & les fait paroître à leur lever ouà leur coucher , lorsqu ils font encore, ou deja , fous 1 horizon.-Le soleil se montre à nous plutôt le matin , & disparoit plus»tard le soir par 1 effet de la réfraction ; le jour , ou le tems dela présence du soleil, est donc allongé par un bienfait de knature : la même cause, en produisant les crépuscules du matin& du soir , augmente encore le jour. Les rayons, qui se plient

(*-) SaellìuSj w -Appendice ad obs hajpacas ,

Aug. Riccius in Qchspk, p, n,-