rz8 HISTOIRE
pour approcher de nous, paíTenc au-dessus de nos têtes , avast* jde nous atteindre ; ils fe réfléchissent fur les particules grossièresde l’air, pour former d’abord une foi hie lueur , incessammentaugmentée, qui annonce Sc devient bientôt le jour : cette lueurest l’aurore. La lumière décomposée peint les nuages Sc formeces couleurs brillantes qui précédent le lever du soleil; c’eftdans le phénomène coloré de la réfraction que les poètes octvu la déesse du matin : elle ouvre les portes du jour avec ( cSdoigts de roses , Sc la fille de l’air Sc du soleil a son trône dafl Sl’atmosphère. Si cette atmosphère n’existoit pas, si les rayou s jnous parvenoient en ligne droite, Papparition &c la disparitiondu soleil seroient instantanées ; le grand éclat du jour succédaroi t à la profonde nuit, Sc des ténèbres épaisses prendroien*tout à coup la place du plus beau jour. La réfraction est don cutile à la terre, non seulement parce qu'elle nous fait joui*quelques mornens de plus de la présence du soleil, mais par#qu’en nous donnant les crépuscules, elle prolonge la durée d ela lumière ; Sc la nature a établi des dégradations pour pré'parer nos plaisirs , pour diminuer nos regrets. Nous voyouspoindre le jour comme une foible espérance, il s’échappe sau squ’on y songe , Sc la lumière se perd comme nos forces,comme la santé', les plaisirs, la vie même , fans que non*nous en appercevions.
§. XXI.
Álhazen a très-bien prouvé par ces phénomènes qu61 espace au-delà de i’atmosphere , ce qu'il nommoit la substancedu ciel y Sc que nous nommons aujourd’hui V éther , est com-posé d’une matière plus rare que l’air. II seroit curieux â csavoir précisément comment on a découvert que l’atmosphère,sair, qui nous. environne , ne s’éccndoit pas jusqu’aux astres »