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Tome premier.
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Z' 4 ° HISTOIRE

des changemens de route très-petits, mais répétés Sc accumule 5 »produire le même effet que íì par un passage brusque d’ uslmilieu dans un autre , il se détournoit une seule fois dans &route. 11 faut croire cependant qu’Alhazen établissoit une parti 3de l’armosphère plus grossière, où, par un passage véritablementsubit, avoit lieu l’effet presqu’entier de la réfraction. La preuse,c’est qu’il a déterminé la hauteur de l’atmosphère. II savoit,par la durée du crépuscule , qu il commence & qu’il finit lot^'que le soleil est abaissé de i 9 degrés fous l’horizon. Supposantcet abaissement du soleil, il chercha la hauteur du point d 6l’atmosphere, qui est le plus près du cône d’ombre , qui eftpresque encore dans la nuit, òc qui cependant, par l’effet &la réfraction , apperçoit le soleil ; ce point est pour nous ^premier point de lumière , c’est celui où naît le crépuscule. ^trouva, par les réglés de la géométrie , que ce point étol £élevé d’environ r 9 lieues & demie ; c’est la hauteur de fat"mosphère , du moins grossière Sc réfractive. Mais il n’auroitpoint déterminé cette hauteur, s’il avoit pensé que Tatmo^phère s’étendît jusqu’aux astres ; il n’eût point fait usage de &réfraction pour poser des limites, s’il avoit cru que son est etfut partagé dans la longueur du trajet, Sc ne s’opérât qu'i^sensiblement. II y a apparence qu’en admettant une diminN'tion successive dans la densité de l’air, il a considéré d’abot'^

une couche grossière 8c réfractive dont il a calculé la hautessi'ímais en s’éloignant de la surface , une substance plus épurée >un air entierement dégagé de toute émanation terrestre , çphdétourne infiniment peu la lumière , Sc dont il a négligé l eSeffets. Ces idées d’Alhazen font philosophiques ; elles peuventmême passer pour vraies, puisqu’elles s’accordent assez av 30les opinions reçues de nos jours.

Alhazen a donné la méthode pour connoître la quantité d e

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