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Tome premier.
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D E L’ASTRONOMIE MODERNE. 139comment on a imaginé qu au-delà il y avoir un fluide plusJt rc ’ Ferme 6c les progrès de cette idée feroient intéreffans.

° us ? enflons qu’elle est: due à la réfraction même 6c auxj, 0rts stn on a faits pour l’expliquer. On a remarqué, c’estexpérience même des anciens (a), qu'une piece de monnoie,j, ee au fond d'une cuvette , de maniéré que l’œil ne putApercevoir, devenoit visible lorsque la cuvette étoit remplie

Q p O 1 1 • \

v ’ a pi'es quelques réflexions , on aura pense que ce phéno-mène etoit produit par la différence de densité des deux fluides,air ^ ^ eatl » Sc l’on aura conclu de la ressemblance des effets,fltte le rayon de lumière venu des astres passe également parCUX àudes différons, l’érher & Pair. Les anciens, qui faifloientVoyager les astres dans des bateaux, n’ont eu cette pensée queP^teeqn'ils regardoient Pair comme un fluide , parce qu’ilsJ ll geoient que ce fluide s’étendoit juflqu’aux astres. O11 croyoisfl ll e ce fluide étoit par-tout le même, Sc homogène dans toute° n étendue. C’est le phénomène de la réfraction qui a forcé^admettre ou deux fluides différons, ou du moins un fluide,°nt la densité continuellement graduée pouvoit, dans le vasteespace qui nous sépare des astres , produire des effets sembla-es a ceux de deux fluides différons. Ce n’est pas tout , on^oit que , suivant Alhazen &c ses contemporains , il n’y apoint de limite à Patmosphère ; elle s’étend jusqu a la sphèredes planètes, en devenant de plus rare en plus rare (b). II n’yavoir, selon eux, que le ciel, Pespace où étoient placées leset oiíes , qui fut plus rare que Pair (c).

On concevoir donc déjà que le rayon de lumière parcourantdans un long trajet ces espaces d’une densité croissante, pou-v °lt se plier insensiblement, prendre une courbure , Lc pair

Supra , Hist. áûron. moder, Liv. III,

»• 4 ».

(b) : Alhazen, Optics. Thesaur. L. f r ll ì y

(c) Ibid, ï 5: &i 1 6 *