J4 2 HISTOIRE
d’une fermentation dans les esprits, il annonçoit la révolutionoù Ptolémée devoit perdre une partie de fa gloire èc deempire.
Alpétragius de Maroc vint après lui ; il se saisit de ce£t^idée, &c ne fit rien de bon. Le tems n’étoit pas venu. Jusqu’ lClPtolémée n’avoit eu que des hommages, ses hypothèses avoieu £été constamment admirées : elles commençoient à déplaire >mais le préjugé subsistoit. Alpétragius tenta de rendre raisondes difïerens mouvemens des planètes par un seul principe 'il n’établit qu’nn mouvement , celui du premier mobile , qui *lieu d’Orient en occident , Le qui s’accomplit en vingt- quat 1 ” 6heures. Tous les mouvemens, qui font propres aux planètes, 0 efont, selon lui, qu’une modification du premier mouvementII existe essentiellement dans la sphere des fixes , àst là qu ^a toute fa force Lc fa vite fie ; il s’aífoiblit en s’éloignant &sphere en sphere , c’est pourquoi les planètes semblent avotfun mouvement propre & contraire d’Occident en OrientSaturne se meut lentement vers l’Orient , parce quêtant I eplus près du premier mobile , il a moins perdu de la vîtesi^qui porte tous les corps vers l’Occident : après lui Jupiter estcelui qui en perd le plus, & toutes les planètes successivementjusqu à la lune , qui étant la plus éloignée de cette spher 6active , n’accomplit sa révolution diurne autour de la terrequ’en vingt-cinq heures environ. Mais cette idée même éto l£prise dans Ptolémée : elle appartenoit à la haute antiquité. C cgrand astronome avoir un respect religieux pour certaines op 1 'nions conservées : l’une de ces opinions étoit que le motiverne^journalier d’Orient en Occident, celui d u premier mobile, ^le premier connu , étoit la source de tous les autres. C’est bie jlla pensée d’Alpétragius. Ptolémée, en adoptant cette opinionSc en l’expliquant, dit cpie dans les différentes sphères ^