DE L’ASTRONOMIE MODERNE. *45mouvement devoit se communiquer des supérieures aux infé-rieures ; comme dans le corps humain, le principe du mouve-ment placé dans la tête , fe distribue en descendant par 1ernerfs a tous les organes ( <2 ).
§. XXIII.
Alpetragius ajoutoit que ces mouvemens avoient lieudans des spirales, qui tendoient vers le pôle, pour rendre raisondu mouvement en latitude (F), & tenir lieu de l’inclinaison desorbes, découverte depuis long-tems. Comme la spirale n’estpas une courbe, qui revienne fur elle-même , à la maniéré ducercle, on ne conçoit pas trop comment les planètes revenoientvers le midi, après avoir été portées vers le nord. Mais unsystème qui expliqueroit tout, ne seroit plus un fysteme, cefcroit l'histoire de la nature. Cet Arabe a voulu creer unfy ft ê me nouveau pour remplacer celui de Ptolemee. Quelque-fois c’est un moyen de retarder les progrès des sciences , enmettant toujours des hypothèses a la place des faits. Mais iínous paroi t que dans cette occaíîon Alpetragius a rendu unservice eísentiel : ce service, c’est son entreprise meme. L opi-nion que les planètes se meuvent uniformément, 6c dans desorbites circulaires , étoit consacrée depuis des siécles dont onne peut pas dire le nombre. Elle avoit acquis la force & larésistance du préjugé le plus profondément enraciné. Alpé-rtagius conserva l’uniformité , mais il osa substituer une autrecourbe. Les préjugés arrêtent tout progrès ; il tenta de briserl’idole , & s'il ne la renversa pas de son autel , il donnal’exemplc dc l’attaquer. En . montrant qu on p.ouvoit imaginer
fo Ptolém. Almag. Lib. XIII,
(p) Copernic , Révol. Lib. X, N. V.
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