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d’autres courbes pour y renfermer les planètes, il a pu fraye*’la route à Képlerv
§. XXIV.
AlpetragiuS régla la place que Mercure & Vénus occu-pent à l’égard du soleil dans le système du monde , & cou-pant le distérent par la moitié, il place Vénus au - dessusMercure au - dessous. Il donna auííî à ces deux planètes u ne flumière propre; ctest la raison pour laquelle, selon lui, Mercurepeut passer devant le soleil sans Téclipser , ni affoiblir salumière {a). II donna cette lumière également à Vénus, ap'paremment pour expliquer lè grand éclat de cette planète.Képler, avant la découverte des lunetes, s^y trompa commelui {b). La raison, qui détermina l’astronbme Arabe, c’est queles planètes au-dessus du soleil, & celles qui paroîssent aU'dessous , dévoient être distinguées par des caractères parti-culiers. Ainsi, on vouloit que la lune , qui n’a point de lu-mière propre, eut été placée plus bas que le soleil, pour êtreplus près de la source de la lumière ; mais toutes les autreSrangées au - dessus , brilloient de leur lumière propre , parcequelles existoient dans í’espace étheré, où tout est pur , outout est lumière. Ce sentiment est encore ancien , on le trouvSdans Macrobe (r). Cependant Álpétragius , contre ceste règle,donna une lumière propre à Mercure ( 4 ); mais il ne voul° li:pas qu’il fît des taches noires fur le soleil.
Nous rapporterons à cette occasion une opinion bien ridiculedes anciens , que nous ssavons point placée ailleurs, parce q lieBous ne savons ni à quel te ms , ni à quels hommes elle
j. (a) Riccioli, Almag. Tore. I, p, 4-^4,Tom. II, p. 185.
{b)'lbid. Tom. I, p. 4“5
(c) Comment, somn. Scip. Lib. I, c. Í 9 W(d ) Alpétragius, c. 9 , N. V.
Ri'cciofi , Almag. Tom I, p. 4