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Voila tout ce qu’on sait des astronomes Arabes.mérite qu’on ne peut leur contester , c’est d’avoir conservel’astronomie, & de savoir transportée parmi nous. On ne leU^doit q u'une feule connoissance, celle du mouvement de l'ap^'"gée du soleil. On leur doit auffi quelques observations utiles '•>peut-être en ont-ils fait davantage. Tous leurs ouvrages n’ofltpoint passé en Europe ; & le grand nombre de ceux que nouspossédons reste dans nos mains fans fruit, parce que les astro'nomes n’entendent point l’arabe , Sc que ceux qui saventla langue , n’entendent point l’astronomie. Edouard Bernardcompte plus de quarante manuscrits arabes dans la feule biblio'theque d’Oxfort. Le nombre de leurs livres Le de leurs astrono-mes prouve leur amour pour la science.
Edouard Bernard, professeur d’astronomie à Oxford, daUSle dernier ficelé , étoit très-instruit de la lançue des Arabes SCde leurs connoissances. Selon lui, plusieurs causes ont favori^ 6chez eux la culture de l’astronomie. « La beauté du climat SC" la pureté de l’air; l’exaclitude Sc la grandeur de leurs instrii'iì mens , qui font tels que les modernes auroient peine à I en croire; le grand nombre des astronomes, qui ont observe» Sc qui ont écrit ; les princes puissans Sc magnifiques, qui l cS„ ont protégés «, II aioute que les Arabes mefuroient les pltf spetites parties du tems par des clepsidres , par de grandscadrans solaires, ou enfin, ce qui doit surprendre, par de Spendules. « On n’imagine point, dit-il, combien ils ont appb'" qué d’intelligence Sc de foin à cette grande entreprise d?» l’esprit humain de connoître le cours des astres fie leur dií"'■» tance à la terre.
Nous voyons par-là que l’invention du pendule est bien pb ,s