DE L’ASTRONOMIE MODERNE. 147ancienne qu’cm ne pense. II est fâcheux qu’Edouard Bernard« e nous ait pas plus instruit fur ces détails intéressons. Nousprions les favans d'Oxford de suppléer à cette omission.On ne nous dit point de quelle maniéré les Arabes faifoientusage d u pendule. Nous ignorons s’ils s’en fervoient feulementp°ur mesurer de petits intervalles , avant qu il s’arretat par larésistance de Pair, ou si par le moyen a une force motrice ,destinée à restituer le mouvement, ils croient parvenus a com-poser des machines semblables aux nôtres, qui marquassentle tems écoulé dans des intervalles plus considérables.
§. xxvii.
C’fST une chose remarquable que cette connoissance dilpendule, trouvée chez les Arabes. U est bien extraordinairequ’elle n’ait point immortalisé son auteur ; que cet auteur nefoie ni loué , ni cité dans aucun des livres arabes que nousavons , tels que ceux d’Álfcrgan , d’Alhazcr? , d’Aibategnius.E’époque brillante des Arabes commence au neuvième siécleavec Almamon &c Alfergan , & dure à peine jusqu au temsd’Arzachel, c’est-à-dire , jufqu’au onzième siecle. Les astrono-mes postérieurs n’ont fait que remanier Ôt compiler les ouvragesdes autres ; c’est ce qui arrive toujours lorsque les sciences ontacquis une certaine élévation : pour la nature , comme pourPhommc , le repos doit succéder au travail ; un âge a fait desefforts, Page suivant décline. Deux siécles ont-ils pu suffireaux Arabes pour remarquer Pifochronifme du pendule , &Cpour en faire l’application aux horloges ? Nous voyons queecs découvertes fe font succédées assez rapidement dans lefiecle de Galilée Ôc d’Huyghens ; mais ces grands hommesétoient aidés des progrès de la géométrie de la mécanique.Les Arabes n’en Ment aucun dans ce genre, ils n curent d autres