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Tome premier.
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25* HISTOIRE

le caractère oriental; il subsistoit sous le joug des Arabes, u' 1gouvernement étranger, une religion nouvelle n’avoient pu I echanger.

Chioniades fut aííez heureux pour rendre quelques servit 5an Monarque Persan (a ), Sc il en obtint la permission d'ecn^porter à Trébizonde pluíieurs livres. On connut donc l’asti' 0 'nomie des Perses ; leurs tables font en manuscrit à la bibli°'thèque du Roi. Bouillaud , qui les a examinées , Sc qui les *fait imprimer par extrait, admire leur exactitude. Le préjuge»qui identifioit la dignité de la science avec celle de la nation,prouve que cette nation antique, fiere Sc jalouse de la cubtare de F astronomie, tiroir de cette culture immémoriale u.ntitre de propriété exclusive. Bousilaud le remarque également'„ il faut, dit-il, que les Persans ayent cultivé Fastronomib» pendant bien des siécles , pour que leurs tables des planètes,m à Fexception de celles de Mercure , soient si exactes '( 6 )*

§■; XXX L

Ces tables persiennes, qui diffèrent de celles des Arabes »les tables indiennes dont nous avons parlé, celles des Siamois»dont nous parlerons bientôt,, qui toutes ont une certaine exact 1 'rude; ces. tables, qui font, aujourd’hui livrées à des ignoraps»n’attestent-elles pas un ancien état détruit? C’est, dira-t-on, I emême peuple chez lequel Fignorance a succédé à la. lumière ,-mais ces peuples orientaux, quoique souvent asservis , n’ont-ilspas conservé leur langue , leurs mœurs, leurs usages, Le ces ni 0 'numens des sciences que nous admirons-, pourquoi ont-ils peràfeulement Fîntelligence de ces monumens ? Cette intelligent

(a) Bouillaud, astr. philol. p. iii» (í) Tbid. Pro!eg..p, i j...