DE L’ASTRONOMIE MODERNE 159tlQ n. Cet instrument étoit sans doute un gnomon ; & c’cstdes plus grands qu’on. ait éleves pour 1 astronomie ( cl ).Ulug-beg , a près un nombre suffisant d’obscrvations, entre-p l 'it de construire de nouvelles tables astronomiques : ellesétoient assez exactes pour qu’on les trouvât presque toujoursd accord avec celles de Tycho [b ). Ulûg-beg eut une autregloire , c’cst celle d’être , après Hypparque , le second auteurd un catalogue des étoiles fixes. Un Arabe , AI - supbl avoir ,en tenant compte de la rétrogradation des points équinoxiaux,réduit à son tems le catalogue que l’on trouve dans l’Alma-geste. Ulug-beg , aidé de ses grands instrumens, vérifia quel-ques-unes des positions qui y font contenues , êc les trouvainexactes. II eut le courage de recommencer ce travail, ècil l’acheva ; mais son entreprise t n’est pas si vaste que celled’Hypparque, il n’obíerva pas un si grand, nombre d’étoiles.
§. XXXV I.
Ulug-blg étoit persuadé (j 1115 1’application suffit pour exé-cuter tout ce qu’on entreprend avec ardeur. Cela est vrai pourles hommes de génie : c’est pour prouver ce dont il étoit capableen tout genre , qu’il exécuta ses longs travaux astronomiques.II n’en fut pas moins un grand prince , l’astronôme n’a rienfait perdre au monarque. II avoit fait construire à Samarcandeun college dont le bâtiment fort élevé servoit d’observatoire.Plus de cent personnes occupées aux sciences, y étoient entre-tenues avec une énorme dépense. Ce Prince st savant, si ma-gnifique, périt misérablement ; il avoit un fils aîné , dont onprétend que l’astrologie lui avoit annoncé l’ingratitude : ce filsdénaturé se révolta, le vainquit 6c le fit mourir.
(ó) Herbelot, p■
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( 4 ) M. de la Lande, Astr. arr. ar 8 i.