O L L’ ASTRONOMIE MODERNE. 2.67iïs tombent à genoux Sc frappent la terre du front ; en mêmeïems il s’éleve'dans toute la ville un bruit affreux de tambours^ de timballes , par l’effet de f opinion ridicule que ce bruitc st nécessaire pour secourir une planète utile, & pour la deli-v ter du dragon céleste, qui est prêt à la dévorer. Ceci est ungrand exemple de rattachement des Chinois aux anciens usages.Aujourd’hui les grands Sc les lettrés connoistent. enfin la véri-table cause des éclipses ; mais ils ont tant de refpedt pour ce^fi s’est pratiqué de tems immémorial dans la monarchie,qu'il s conservent ces absurdes cérémonies. Ils fe font élevés,mais si peu quils ont encore les pieds dans la pouffiere des pré-jugés-
Pendant que ces mandarins font prosternés , d autres fetransportent à l’obfervatoire , pour y observer le commence-ment , la fin Sc la durée de 1 ’éclipfe , Sc pour en faire lacomparaison avec la figure qui en a été dressée. Ils portent cesobservations signées Sc scellées de leur sceau , à sa MajestéImpériale, qui observe l’éclipse avec le même soin dans foapalais ( a ).
§. V 1.
La distribution des calendriers est une autre cérémonie,quife fait avec beaucoup d’appareil Sc de solemnité. Le calendrierest d’abord présenté à TEmpereur, qui doit le lire Sc l'approu-ver. On y joint les prédictions astrologiques, ensuite on i'im-prime. On voit à la tête le grand sceau du tribunal des mathé-matiques, avec un édit impérial, qui défend fous peine de mortâ en imprimer ou d’en vendre d’autres.
Les mandarins de ce tribunal s'assemblent pour accom-
í sl ) Histoire des voyages in-n, Tom. XXII, p. $îo.
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