DE L’ASTRONOMIE MODERNE. 171Allemand, président du tribunal des mathématiques à Pékin,P°ssédoit une vieille carte chinoise des étoiles, faite bien long-es avant que les Jésuites èc les connoiflances europeennesfussent introduits à la Chine. Les Chinois y ont marqué plu-Eeurs étoiles qu’on ne volt qu’avec des lunettes, elles fontmarquées assez exactement dans l’endroit où le télescope lessait appercevoir, en ayant égard à leur mouvement en longi-tude (<z). Le fait est sans réplique, 6c il faut accorder auxChinois une vue bien perçante pour l’expliquer; mais toujoursparoît-il cert ,in que ce catalogue de 1500 étoiles n’a pas étéconstruit à la Chine. Un travail, près de deux fois plus consi-dérable que celui d’Hypparque , n’est pas l’ouvrage de ceuxqui remuent les décombres de l’antiquité pour y trouver lestrésors de leurs peres ; c’est feulement une preuve qrfils ontété heureux dans leurs recherches.
§. I X.
Un siecle après, on trouve quelques connoissances du mou-vement des étoiles en longitude. Un astronome établit cemouvement d’un degré en cinquante ans, un autre d’un deg r oen cent ans. Cette incertitude des Chinois nous porte acroire que leurs résultats n étoient pas fondés fur de bonnesobservations. Ce mouvement suppose que la période de larévolution des fixes feroit de 18000 ou de 36000 ans;quand 011 fe rappelle que les anciens Grecs (b ), bien antérieursa Hypparque , ont rapporté de l’Asie la connoiflance de deuxgrandes années , i’une de 18000 , &C l’autre de 36000 ans,,011 a peine à ne pas imaginer au centre de cette partie duMonde, un foyer de connoissances, qui ont passé dans la Grecé
(“) Souckt, Tom, I. p» 5»
(A) HiíL dc l-’Astr. anc.p. 46 &