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Tome premier.
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274 HISTOIRE

L’idée de Tinégalité des degrés, l’idée du cercle da méri-dien passant par les pôles, plus petit que le cercle de Téquateur,est encore bien plus étonnante! Nous ne pressons point cettetradition pour en tirer plus de conséquences en faveur cleTastronomie primitive; nous ne pensons pas qu on en puifí^conclure évidemment que les anciens ont observé l’applatiss e 'ment de la terre ; cette idée de Tinégalité des degrés peut êtrenée de Terreur des mesures géodésiques. Mais ce qui nou 3paroît hors de doute , c’est qu’elle ne peut venir qu’à la fuited’une mesure de la terre & de ses degrés. Cependant à cettedate , &£ auparavant, il n’est point question de cette mesureimportante ; le résultat en est perdu & oublié , ce n’est qu’usl etradition confuse. Les Chinois, qui Tavoient quelque tem sconservée, Tont laissé perdre , sans qu’elle ait été le germed’aucune recherche. Cela seroit inconcevable dans un pays ° l1il existe un tribunal des mathématiques, s’il n’étoit pas évidentque cette tradition n’apparterioit pas aux Chinois, & qu’il sTont dédaignée , ou parce qu’ils ne Tentendoient pas, ou ss u 'lement parce qu’elle étoit étrangère. Cette tradition d’ufl emesure de la terre paroît avoir beaucoup de rapport avec &mesure exacte, citée par Aristote , & qui venoit indubitable-ment de Babylone ou de TA lie. Ce n’est pas la premiere fo lSque nous avons fait concourir les deux extrémités de ce vaft scontinent pour établir une vérité astronomique. Nous avoU strouvé à Babylone la tradition d’une. division du zodiaque»qui subsiste à la Chine; ici c’est la Chine qui fournit la tradi-tion d’une mesure conservée à Babylone. II en résulte don c »comme nous Tavons supposé, qu’elle appartient à l’Afíe. Cettemesure du degré, nous Tavons remarqué, répond à la latitudede 49 0 . C’est aussi de cette latitude que les Chinois paroissesavoir reçu leurs connoissances.