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Tome premier.
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*8o HISTOIRE

mort de Co-cheóu-king certe lueur s'éteignit ; ses instrumensfurent serrés, & les Chinois n’en firent pas plus d'u sage qu £de son zele , qu’il ne leur avoir pas laide.

§. XVI.

Apre s lui, après le régné de Koblay , l’astronomie dégé-néra. Vers la fin du seizieme siecle, le prince Tching fit desefforts inutiles pour la rétablir. Les Tartares , au bout de quel-que tems, cédoient au pouvoir du climat, ils s’amoliíToient :fans action au milieu de la langueur chinoise , leur ressortperdoit sa vertu. II auroic fallu une nouvelle conquête poufproduire une secousse ôc rendre du mouvement à la machine.Alors les missionnaires Jésuites porterent à la Chine nos sciencesôc notre religion. C’est à eux que nous avons l’obligation deconnoître ce peuple , qui n’eft pas recommandable par 1^gloire des inventions, mais qui mérite d’être admiré parlantsqui té & la constance de ses mœurs, par la sagesse de sortadministration. Les Jésuites avoient tout ce qu’il faut portsréussir , du zele £c des lumières ; ils eurent long-tems un accèslibre dans ce pays, où il n’est facile d'entrer que les armesà la main. On traduisit nos principes en chinois ôc en tartare.Toutes les nouvelles découvertes y furent portées par les rela-tions que les missionnaires conservèrent avec nous , ôc bientôtl’astronomie chinoise 11 e fut plus que l’astronomie d'EuropC.Mais aujourd’hui que les Jésuites font bannis de la Chine, ôíqu’ils ne font plus de prosélites , ni pour la religion , ni portsles sciences, nous ne ferions pas étonnés que les Chinois,toujours attachés à leurs usages, ne rentrassent dans Jeur igno-rance , pour reprendre leur ancienne astronomie. Si on veutapprécier en peu de mots le mérite des Chinois dans la sciencedont nous faisons Thistoire, on verra qu’il se borne à des essors