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HISTOIRE
n’est pas imiter, c’est créer; & cette espece d’imitation , &c’en est: une, ne laide aucune trace après elle. D’ailleurs, sup"'poser les Indiens affez savans pour corriger les Grecs qu’ilsauroient choisis pour maîtres , c’est faire un cercle vicieux »c’est supposer la chose même qu’On révoque en doute , lascience des Indiens : il en faut une très-grande pour réformerdes gens éclairés ; & si les Indiens , si fiers , si attachés à leursusages , avoient été assez habiles pour corriger les enseignementdes Grecs , ils se seroient passé de leurs leçons ; forcés deprendre des connoissances étrangères , ils les auroient prisesen entier, ôc les auroient conservées dans toute leur pureté,comme ils conservent tout ce qu’ils ont adopté. Quoique leciel soit un grand tableau, exposé à la vue de tous les. hommes,quoique les mouvemens , que la nature opéré dans ces loin-tains , soient les mêmes pour tous les pays ôc pour tous lesobservateurs,cependant les résultats de Inobservation diffèrent,par ce que les vues, les moyens,. les talens, les tems font dif-férons. La science de l’astronomie consiste dans la détermina-tion des périodes célestes , dans la connoissance des inégalitésdes astres ôc dans celle des points fixes de leurs orbites: lorsqu 61ces élémens font entieremen-t semblables, on peut conclurequ’il y a adoption ; lorsqu’ils diffèrent , quelque peu que c<?soit , ce font des copies de la nature, prises fur le même ori-
ginal , mais par des auteurs différens.-
Cela posé , on peut prouver démonstrativement queIndiens n’ont rien emprunté de l’astronomie greque.
x °. Ils font usage de la période lunaire de r p ans, tandi 5qu’Hypparque & Ptolémée n’ont connu que la période chaldai'que de l 8 ans &c i o jours.
2°. Ils ont une année solaire de 3 65’ 50' 54", tandis
que Ptolémée la faifoit de 3 6 5 ’
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