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HISTOIRE
toient la plus grande attention aux éclipses de soleil §5 àclune , quoiqn’ils en ignorassent les causes, ou qu’ils n’en con-nussent que de ridicules. Ils croyoient le soleil irrité contreeux , lorsqu’il leur déroboit sa lumière , 8c toute la nations’attendoit aux plus terribles disgrâces. La lune étoit malade,lorsqu’elle commençoit k s’éclipser; elle étoit morte ou mou-rante , lorsque l’éclipse étoit totale : 8c comme les anciensPerses avoient annoncé la fin du monde, lorsqu’un astre tom-beroit sur la terre (a), une superstition semblable, qu’il estsingulier de retrouver en Amérique , faisoit craindre que lulune , en tombant , n’écrasât les hommes par fa chute. Ilsfaisoient sortir leurs chiens, Sc à force de coups , les contrai-gnoient d’aboyer, dans l'opinion que la lune aimoit particu-lièrement ces animaux. C’est peut-être l’origine du proverbe,aboyer a la lune.
Les mois des Péruviens étoient lunaires, divisés en quatreparties , qu’ils distinguoien-t par des noms 8c par des fêtes.Ainsi voilà l’usage des semaines bien établi dans l’Amérique Zle P. Laffiteau ajoute que leur année de 3 6 j jours étoit par-tagée en douze mois de trente jours, avec cinq jours épago-mènes (b).
§, XX.
Dans l’Amérique septentrionale , les Iroquois connoíssentl'étoile polaire 8c son immobilité (c); remarque assez étonnantepour des peuples chasseurs. Mais ce qui est encore plus éton-nant , c’est qu’ils donnent aux étoiles de la constellation de la-grande Ourse le même nom que nous (d). Nous avons déjaremarqué que les Sauvages des bords de la riviere des A mazones
(a) Hist. de l’Astron. anc. p. 3 J á.
(&) Mœurs des Sauvages, T. II, p. nj.
(c) Ibìd. p. z 5 z.
(d) Merdier, p. ztfi.