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HISTOIRE
les poëíîes des peuples, qui en font les auteurs , nous avonsdu en croire les faits qui parlent pour eux. Nous avons jugeque le peuple primitif & détruit a pu habiter fous le parallèlede 49 0 , & quoique la France soit fous ce parallèle, ce peuplene fut point celui des Gaules, L’auteur des sciences que nousavons trouvées en Asie, est plus naturellement placé danscette partie du monde ; nous avons montré la difficulté descommunications. Eh quoi, les Gaulois auròient fait de grandstravaux , 8c lés monumens de leurs succès ne fubsisteroientqu’en Asie ! Mais ce n’est pas tout iftm fol cultivé ne produitpas une plante feule. Lorfqu’une science fait des progrès mas"qués, les autres ont au moins quelque mouvement; les artsmarchent à leur lumière 8c à côté d’elles ; 8c si César, qui'étoit un homme éclairé, n 5 a trouvé ni arts ni sciences dansles Gaules; si au contraire la conquête des Romains a policéles Gaules, la question est'décidée; 8c il n'y a plus qu’utic ’chose à répondre, c’est qu’une invasion de barbares y avoirramené l’ignorance à la placé du savoir. Mais un pouple savant8c policé laisse après lui des témoins dé son existence passesOn voit des chemins tracés , des canaux ouverts, des mon*'’tagnes coupées; on voit des ruines auprès des habitations noit'velles, 8c de vastes champs, peut-être incultes, mais auparavantfertilisés pour de grandes subsistances. La terre a un air d’ëpui’*fement 6c de nudité quand l'homme y a passé. Sur-tout ell en’est point couronnée dé ces forêts , qui font les antiques pro-ductions de la nature en liberté. Lorsque les végétaux , l eSarbres périssent de leur mort naturelle , leurs dépouilles serti"lisent le fol qui les a fait naître, 8ç préparent une: générationplus nombreuse, L’homme, qui consomme beaucoup, arrêtela multiplication de toutes les efpeces ; il . n’est point poh c6fans être cultivateur, 8c dès qu’il cultive, il fe multiplie
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