DE L’ASTRONOMIE MODERNE. 295h avons pas atteint notre objet. Cette expression, précisémentparce quelle signifie beaucoup, ne signifie plus rien. Les grandesc hoses que les Gaulois avoient faites dans ce genre étoientEnfermées dans des odes chantées. La poésie fait aisémentdes miracles ; le mensonge & les vers de tout tems font amis .^enthousiasme, qui les dicte exagere toujours, Lc quand onfous le charme, on est loin de la vérité. Tout étonne lesbarbares : ils jugent des choses, non par ce q Telles valent,^ais par ce qu’elles leur coûtent. Lorsque dans un pays inculte,asile de quelques hordes sauvages, une de ces hordes , plusforte 011 plus guèrriere en à vaincu deux ou trois autres , fesardes ou fes jongleurs disent qu’elle a conquis le monde. Lespaulois n’étoient pas íans doute dans cet état sauvage , maisds formoient de petits peuples divisés , qui n’ont pas fu íeïe unir pour fe défendre contre les Romains. S’ils ont arpentégrossièrement quelque étendue de pays, s’ils ont nommé quel-^es étoiles, s’ils ont déterminé à-peu-près la durée de l’année,druides auront dit qu’ils avoient mesuré le ciel & la terre.°us les esprits, ceux qui fe traînent, comme ceux qui ont^ e$ ailes , croyent appercevoir les bornes du monde ; cesOrnes ne font jamais que celles de notre entendement ; ScPour apprécier l’expression du savoir des Gaulois, il faudroit
* v oir la mesure des têtes & des esprits. Cette expression vaguenous apprend donc rien. Si nous avons établi Topinion d’unAncien état des sciences dàns l’Ásie , ce n’est pas fur de pareilsfa Pportsg c’est fur des monumens , c’cst fur la période de six* e nts ans Sc fur une infinité d’autres périodes ; c’est fur lat ^ er mination exacte de la longueur de Tannée ; c’est fur les^ es & les méthodes lavantes des Indiens, des Siamois Lc, S anciens Perses, ces institutions supposent de longs Sc dePénibles travaux ; nous n’en aurions point cru les annales 3l &