zor HISTOIRE
T Asie- Holagu , Ulug~beg, Almamon, en Europe Frédéric,mais il faut une tête forte pour réunir des talens si diíFérens,& pour suffire à tant d’entreprifes ; ou bien l’on fe perd dan*ses desseins même, Sc l’on tombe du trône comme Alphonse-On dit qu’ayant découvert par l’astrologie qu’il perdròit lacouronne , il devint si défiant, si cruel, qu’il fe fit des ennemisde ses propres sujets, Sc précipita lui-même fa chute. C’est ains* 1que les prédictions fe réalisent ; Terreur les a dictées, TimprU'dence en amene l’exécution. Ce prince mourut à Seville »détrôné Sc malheureux, en 1184.
§. X.
Dans ce siecle brillèrent deux hommes célébrés , Tunfut Albert le grand , évêque de Ratisbone , qui se fit unnom par fa vaste érudition. II a écrit fur l’astronomie Sc su?la fphere ; mais on ne doit pas oublier que tous ces ouvrage*n’étoient que des compilations. L’érudition fuffifoit pour larenommée , Sc Ton étoit un grand homme fans avoir rieninventé. Albert, après avoir abdiqué son siège pour vaquer àTétude avec plus de liberté , mourut à Cologne Tan 1180»âgé de 8 1 ans. L’autre fut Roger Bacon, moine Sc docteur del’université d’Oxford , qui, dans ces siécles d’ignorance, &distingua par le génie. On ne peut lui refuser Tefprit d’invemtion , s’il est vraiment T auteur de cette composition funesteoù l’art tire de la nature une force inconnue & prodigieuse >pour Temployer à fa destruction.
Bacon a fait des ouvrages qui appartiennent à Tastronomie-Il remarque que depuis la réformation du calendrier par César*jes équinoxes Sc les solstices anticipoient de neuf jours furtems où Ptolémée les avoit observés; il en conclut qu’il /avoit une anticipation d’un jour en ir 5 ans. II ne fe tromp olf