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Tome premier.
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306
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3 Q <j HISTOIRE

A l’égard de ^astrologie, il en restreignoit beaucoup reten-due , 8c en nioic rinfaillibilité. Les astrologues s’appercevoientde la vanité de la science & de la fausseté de leurs prédictions;ils fe réfervoient des prétextes pour sauver l’honneur de l’arten cas de malheur. On ne sera pas fâché de trouver ici st sidées de Bacon fur cette chimere des espérances humaines. $établit pour principe, d’aprës Ptolémée (a), que les prédictionshe font vraies que lorsqu elles font générales les prédictionsparticulières ne font que probables, Selon lui, les vrais astro-logues n’affirment rien ; mais ils considèrent comment le corpsest affecté par les causes extérieures 8c par les influencescélestes ; comment , en vertu de cette altération , Lame estportée à certains actes : elle n est point forcée, mais feulementinduite 8c excitée ; en forte quelle veut librement ce qui estdéterminé par les astres [b). On voie ici les efforts de la méta-physique pour conserver la liberté de Lhomme , en limitantles principes d’un art mensonger, qui a réellement pour b a stla fatalité. Leibnitz a dit a-peu-près les mêmes choses ,Iorfqu’il a voulu conserver cette liberté au milieu d’un monde,où , selon lui, tout est enchaîné , 8c où cependant Thomm®fait librement des actes nécessaires. On avoir depuis long-tem*reconnu que les mœurs dépendent en grande partie du climat.Bacon (c) prétend qu Alexandre, ayant trouvé dans l’Asie desnations dont les mœurs étoient cruelles , écrivit à Áristot 6pour lui demander ce qu’il en devoir faire ; le philosopherépondit : si vous pouvez changer la constitution de l’air ,laissez les vivre, sinon exterminez les. La réponse vraie oUfausse , n’étoit pas tròp philosophique, mais elle prouve q L,eles effets du climat fur les. mœurs avoient servi à confirmât

(a) Pcolémcc, Centiloquiutn: inprìneipio.

Bacon » Qpus majas. p. i.f%.

(J>) Ibidem , p. i/A,(c) Ibid. p. 2.48.