Band 
Tome premier.
Seite
305
JPEG-Download
 

DE L’ ASTRONOMIE MODERNF. 305ouvrage également perdu; & il scroit arrivé à Bacon cc quiai 'tive à tout homme doué de beaucoup d imagination , quiocrit sur le récit d’autrui, qui parle des choses qu il n a pasvues ; c’est de mêler des effets vrais à des effets impossibles.

§. XII.

W o o d , dans son histoire de l’université d’Oxford (u)>ajoute que le tube dont se servoit Bacon , le fit passer pourmagicien. La connoiffance qu’il avoir de la physique suffisoitbien pour établir ce soupçon dans un siecle d’ignorance, &Cdans une retraite, où la jalousie domine plus quailleurs. Bacons etoít fait moine pour se livrer plus tranquillement a 1 etude.II se trompa, fa vie fut malheureuse ; il vouloir substituer1 étude des mathématiques aux subtilités de la dialectique quidominok dans les écoles , Sc l’autorité de la raison à celled Aristote. 11 tenta la réforme de la philosophie , que Descartesexécuta. Tous les deux surent persécutés ; mais Descartes etoicb b te, Le Bacon , enchaîné par des vœux éternels , fut con-damné dans un chapitre général. Le physicien y comparutcomme magicien : il lui fut défendu d’écrire ; il fut enfermedans une prison , d’où il ne sortit que dans fa vieillesse (b).

Ce n’est pas que le génie de Bacon n’ait donné réellementdans bien des erreurs. II croyoit à la pierre philosophale (c)^èc à Pastrologie judiciaire. Mais la transmutation des métauxa eu les plus célèbres partisans ; son impossibilité n est pasdémontrée , & l’on peut pardonner à Bacon dans le treizièmebecle une opinion, qui dans le dix-huitieme fut celle de Rouelle,de nos plus habiles chimistes.

«Ui!^ Hist> de ^nivels. d’Oxsoíd, Liv. I, Q>) Hist. des math. Tom. r, p. 411

l7l ‘ (c) Opus majus. p. 471.

Tome I, Q q